Participant.es

Béatrice Gisclard

Béatrice Gisclard est designer et docteure en Géographie. Elle travaille sur les questions environnementales au sens large et sur la question des risques comme prisme de lecture de nos sociétés. Le cœur de ses recherches interroge l’engagement et la participation citoyenne dans les politiques de gestion des risques et les apports du design social dans ces domaines. Ses travaux portent sur les risques naturels (inondation – canicule), l’alerte à la population et les réseaux sociaux numériques dans la gestion de crise. Elle développe actuellement des travaux en termes de design fiction dans le contexte des catastrophes majeures.

Corine Mermillod

Convaincue que « l’architecture peut changer le monde », Corine Mermillod s’engage depuis ses débuts sur des voies pionnières et transformatrices, en contribuant à la régénération de l’architecture vernaculaire dans le sud du Maroc et en Afghanistan. En œuvrant au sein de plusieurs ONGs pour le développement des capacités des communautés locales, elle participe à l’évolution du rôle de l’architecte. Après avoir enseigné à diverses communautés professionnelles à travers le monde pendant plus de 15 ans, elle fonde ARCHIDOERS, atelier d’architecture à Annecy et en Suisse Romande spécialisé en accompagnement de projets à impact et créations à vocation régénérative pour le territoire. Dans sa conférence, elle présente essentiellement une mission « architectes de l’urgence », réalisée en coopération avec Acted dans laquelle elle a réalisé le diagnostic post-sismique, la conception des « shelters », et les recommandations techniques pour la résistance aux séismes. Cette mission a été menée en coopération avec Marc Moulins pour le village de Narhin et Simone Dufour pour le village de Shamali.

Alexandre Monnin

Alexandre Monnin est philosophe, actuellement directeur du POPSU Transition de la métropole Nice Côte d’Azur (rattaché à l’école Centrale Méditerranée), et co-initiateur du courant de la redirection écologique. Il a œuvré dans le domaine de la philosophie du Web et, à partir de 2015, alors chercheur chez Inria à Sophia Antipolis (2014-2017), il a questionné la viabilité du numérique et lancé diverses initiatives qui l’ont amené à travailler sur le rapport 2017 du Shift Project, Pour une sobriété numérique. Avec Diego Landivar et Emmanuel Bonnet, il a monté une formation à la redirection écologique dont il a été le directeur entre 2020 et 2024, le MSc “Strategy & Design for the Anthropocene”. Tous trois ont publié un livre en 2021, Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement (Divergences). Alexandre Monnin a également publié Politiser le renoncement en 2023(également chez Divergences).